jeudi 6 mars 2008

Article sur notre mobilisation

Bonjour Bobigny n°418, semaine du 6 au 12 mars 2008



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jeudi 28 février 2008

Soutien de la Mairie de Bobigny

Extrait de la lettre de soutien de Catherine Peyge, maire de Bobigny, aux enseignants du L.P. Alfred Costes. Cette lettre a été adressée à Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, Xavier Darcos, ministre de l’Éducation Nationale, Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis et Bernard Saint-Girons, Recteur de l’académie de Créteil.

Je tiens à attirer votre attention sur la situation particulière dans laquelle se retrouve le lycée professionnel Alfred Costes de Bobigny, actuellement en conflit ouvert contre le rectorat.

En effet, suite à l’étude du projet de Dotation Horaire Globale (D.H.G.) pour la rentrée 2008-2009, la communauté éducative a tout lieu de s’inquiéter : il est prévu la suppression de 10 à 12 postes sur 65, la réduction d’horaires, l’augmentation des heures supplémentaires d’enseignement obligatoire, la fermeture de sections, l’augmentation des effectifs en classe et le passage du bac professionnel à 3 ans.

Tels sont les projets du rectorat pour un lycée pourtant classé "prévention violence" !

Cette mobilisation est à remettre dans un contexte départemental qui voit depuis plus d’une semaine un nombre croissant d’établissements passer à l’action face à une politique de rigueur touchant nombre de lycées comme à Aubervilliers, Saint-Denis, Noisy-Le-Sec, Le Blanc-Mesnil… Selon une première estimation, c’est la suppression de 240 postes qui est programmée.

Une telle précarisation des conditions de travail du monde éducatif, aux conséquences les plus délétères pour nos élèves, ne peut conduire qu’à de nouvelles explosions sociales.
Les besoins d’éducation, d’apprentissage et de formation pour nos jeunes en Seine-Saint-Denis, plus aigus peut-être qu’ailleurs avec 6000 enfants en "errance" selon la DASS, sont immenses et représentent un axe prioritaire pour la réussite de cette jeunesse en quête d’avenir.

Victor Hugo nous disait pourtant déjà au XIXe siècle : "Ouvrir une école, c’est fermer une prison". C’est un choix de société, pas un choix comptable qui se pose aux représentants de la République.

C’est la raison pour laquelle (…) je vous demande de bien vouloir intervenir (…) afin qu’aucune suppression de poste n’ait lieu dans le lycée Alfred Costes et du département. Merci de vous faire le/la "porte-parole" des revendications légitimes de l’intersyndicale des professeurs et de la F.C.P.E.

Catherine Peyge,
Bobigny, le 28 février 2008

jeudi 21 février 2008

Assemblée générale du jeudi 21 février 2008

La journée commence par une AG à 8 heures en présence de Jean-Pierre Blanchouin de la C.G.T. Il s’agit de faire le point sur les derniers événements, en particulier la question de la Dotation Horaire Globale. Nous comprenons que cette D.H.G. correspond à une mise en rapport d’une côte grossièrement taillée avec des chiffres non actualisés et non affinés.
Ainsi, n’étant pas classés en Z.E.P. ou en zone violence – mais en "prévention" violence – malgré les incidents violents qui ont pu se produire dans notre établissement (agression d’un enseignant en 2006, largement relayée par les médias, coups de feu en 2003, un nombre significatif de conseils de discipline pour comportements violents ou dangereux), nous ne disposons d’aucun moyen supplémentaire pour l’encadrement de nos élèves. De ce fait, les arrangements internes que nous avons pu prendre en termes de dédoublements de classes paraissent être une recherche de "confort" et non pas une exigence pédagogique réelle.

N’est pas davantage prise en compte la montée de plus en plus importante d’élèves issus des S.E.G.P.A. ainsi que d’élèves présentant des handicaps : ces enfants exigent une attention particulière en termes de remise à niveau pour les uns et d’accompagnement pour les autres.

Par ailleurs, nous comprenons aussi que le nombre de sections qui ont été ouvertes dans l’établissement dans les classes de Communication Graphique, et qui vont entraîner une augmentation des effectifs en Baccalauréat Professionnel n’a pas été comptabilisé dans les propositions du Rectorat, qui se contente d’appliquer la formule suivante : "vous avez eu une section incomplète l’an dernier, nous diminuons vos heures…"

Or, il faut rappeler que les ouvertures de section en C.A.P. avaient été décidées avec le Rectorat, précisément dans le but d’alimenter les Baccalauréats professionnels.

Bien d’autres problèmes sont apparus à l’étude de cette D.H.G. proposée par le Rectorat et donc, nous avons décidé de demander à nouveau un rendez-vous au recteur et à ses collaborateurs – par la voie hiérarchique, donc sous le couvert du proviseur – pour étudier NOTRE proposition de D.H.G., qui prend, elle, en compte tous les paramètres et s’appuie sur un réel désir d’accompagnement et de soutien de nos élèves.

Nous insistons sur le fait que les plans banlieue et autres propositions du Secrétariat d’Etat à la Ville, ne sont guère appliqués quand il s’agit de passer au concret.

Poursuite du mouvement :

- Demande de rendez-vous au recteur
- Finalisation de la nouvelle D.H.G. à proposer au recteur
- Courrier au recteur : bilan et exigences pédagogiques
- Maintien du contact avec les autres établissements mobilisés
- Assemblée Générale dès le lundi de la rentrée (10 mars 2008)

Les vacances sont là, mais notre mobilisation ne faiblit pas !

Article sur la manifestation à l'inspection académique de Bobigny

Le Parisien n°19738, édition de Seine-Saint-Denis du jeudi 21 février 2008



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mercredi 20 février 2008

Pétition contre les heures supplémentaires

Chers collègues,
Pour nous soutenir, téléchargez cette pétition et confiez-la aux représentant du mouvement.


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Assemblée générale du mercredi 20 février 2008

Comme convenu, une assemblée générale s'est organisée à 8h ce matin pour rendre compte du Conseil d'Administration. Un collègue d'un autre établissement, délégué syndical, profite de cette opportunité pour nous apporter son soutien et nous conseiller sur nos actions futures.
La grève n'ayant pas été votée aujourd'hui, l'ensemble des collègues décide de couper court et de reprendre leurs élèves. L'assemblée générale est reportée à midi.

Midi : 32 collègues se réunissent en salle de permanence. La délégation reçue au rectorat la veille expose brièvement le bilan de l'entrevue. Puis, les membres du C.A. entament le compte-rendu du Conseil d'Administration. Deux points essentiels devaient être votés ; ils semblent différents mais s'avèrent intimement liés : la Dotation Horaire Globale et le Bac Professionnel en 3 ans.

La D.H.G. proposée supprime 10 postes d'enseignants dans notre établissement. Comme convenu depuis le début du mouvement, la majorité des membres du C.A. a voté contre cette résolution. Une motion a été rédigée afin d'élaborer une contre-proposition adaptée aux besoins de nos élèves.

Nationalement, le Bac Professionnel en 4 ans (2 années en BEP + 2 années en Bac Pro) deviendra une formation unique en 3 ans. Pour la majorité des enseignants du lycée, comme pour la majorité des syndicats de l'éducation, cette réforme apparaît floue et inappropriée (pas de référentiels avant la rentrée prochaine, pas de mise au point précise des certifications, etc.). En revanche, le refus d'accepter un Bac Pro 3 ans en Électrotechnique pour la rentrée prochaine dans notre établissement implique concrètement la fermeture de cette section. Autrement dit, la suppression de 6 postes en plus de la D.H.G…
Devant ce dilemme, l'assemblée générale du lundi 18 février a mandaté ses représentants pour s'abstenir sur cette question. Face à la crainte d'une entaille encore plus importante dans nos effectifs, quelques enseignants publient une pétition pour la sauvegarde des postes en Électrotechnique. Au moment du vote et au vu de tous ces éléments, les membres du C.A. se sont alors solidarisés dans l'idée de préserver les postes que l'on pouvait encore sauver. La majorité a voté pour la mise en place d'un Bac Pro, en 3 ans, au LP Alfred Costes UNIQUEMENT, sous la condition de la création d'un CAP Électrotechnique. Cette motion devra figurer dans le compte-rendu officiel du Conseil d'Administration.

Finalement, avions-nous vraiment le choix ?

Article sur notre manifestation au rectorat

Le parisien n°19737, édition de Seine-Saint-Denis du mercredi 20 février 2008


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